Partager l'article ! Don du sang : des besoins toujours d’actualité: Si les besoins en plasma, plaquettes et sang ne sont pas alarmants, la région PACA a toujours ...
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Si les besoins en plasma, plaquettes et sang ne sont pas alarmants, la région PACA a toujours et encore besoin de donneurs pour enfin devenir
indépendante. Elle est en effet tributaire des autres régions pour alimenter convenablement les hôpitaux.
« Nous dépendons des autres régions pour les globules rouges à hauteur de 10 à 15 % », soutient le Dr Brigitte Pesle, la responsable prélèvement de l’Établissement français du sang (EFS) des Alpes-Maritimes. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel, mais qui est devenue une habitude à enrayer… Pour que la région soit enfin indépendante, et que les stocks passent de 12 à 15 jours, il faut toujours davantage de donneurs. D’autant que « l’hiver n’est pas propice aux dons », ajoute la responsable EFS.
Effectivement, pour pouvoir donner, il faut être en parfaite santé. Lorsqu’un donneur se rend dans l’un des centres de don du sang, il doit, après avoir été enregistré dans les fichiers, répondre à un questionnaire de santé accompagné d’un médecin.
Sécurité transfusionnelle
C’est le rôle que tient Patricia Blanquet, responsable du site Nice TNL. Elle s’assurera, aussi bien pour le donneur que pour le receveur, que le sang donné est de bonne qualité. Par exemple, une personne qui a eu un accident vasculaire cérébral, qui a reçu une greffe dans sa vie, qui a séjourné au Royaume Uni de 1980 à 1996 (période de vache folle), qui s’est fait faire un tatouage, n’est pas désirable. Sans oublier celui qui a un piercing ou changé de partenaire sexuel depuis moins de 4 mois, ou encore, qui a tout simplement eu de la fièvre, qui s’est fait faire un détartrage depuis 2 semaines. La liste des contres indications est longue et stricte, mais elle est indispensable « pour la sécurité transfusionnelle », précise Patricia Blanquet.
Les différents types de
dons
Vient ensuite le moment du prélèvement (1). On peut faire trois dons différents. Le premier, le plus courant, est le don de sang total. Il dure 8 à 12 minutes et les globules rouges se conservent 42 jours. Il sert aux accidentés, aux opérés, aux anémiques…
Le deuxième don est le don de plasma. Il est conservé durant un an et est congelé. Le prélèvement dure 45 minutes et permet d’aider les greffés, les brûlés, les hémophiles…
Enfin, il existe également le don de plaquettes « où il faut tout le temps des donneurs », martèle Patricia Blanquet. En effet, le besoin en plaquette est surtout lié à sa faible durée de conservation : 5 jours. Pour donner des plaquettes il faut compter 90 minutes. Elles permettent de venir en aide aux malades de la leucémie, aux personnes qui subissent des traitements lourds comme la chimiothérapie…
Indolore, le prélèvement peut néanmoins provoquer une petite faiblesse. C’est pourquoi, le temps de repos et de la collation est obligatoire. L’humour de Franck Gilbert, agent de collation à Nice TNL, ajoutera également de la bonne humeur à ce geste si utile.
(1) Le matériel utilisé (aiguille, tubes, poches) est stérile et à usage unique. Donner son sang ne présente donc absolument aucun risque. Après le prélèvement, chaque don est testé et analysé.
Les échantillons sanguins recueillis dans les tubes sont soumis à une série d’analyses et de tests de dépistage comme :
le groupe sanguin (ABO et Rhésus), la recherche d’anticorps irréguliers dirigés
contre les globules rouges, le dépistage de maladies transmissibles par le sang (syphilis, hépatites virales B et C, VIH, HTLV).
Julie Baquet
Le Petit Niçois
14 janvier 2010