Présentation

Créer un Blog

Recherche

Catégories

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 23:05

Ces belges là en ont dans la caboche… et dans le slip aussi ! Pour s’en apercevoir, il suffit d’ingurgiter leur démence sur la scène du théâtre Lino Ventura le 17 novembre prochain à Nice. Une attitude rock’n roll assurée avec lancé de soutifs, destruction de guitares et whiskey à gogo. C’est en tout cas ce cocktail Molotov que ce combo de rock alternatif avait absorbé lors de son dernier concert à Marseille le 10 avril 2009. Outre une attitude déjantée, comme on en voit (trop) rarement, musicalement, le groupe assure ! Perché entre des sonorités rock (voir métal) et un son classique distordu, ces joyeux lurons savent somptueusement envoyer la sauce comme faire dans la dentelle ! Notamment dans le titre The Dragster Wave de la galette Blow. Depuis le succès du single Do You Read Me, morceau plus efficacement rock, la bande enchaîne la réussite sur l’hexagone. Notamment avec des concerts sold out à l’Elysée Montmartre et à l’Olympia en 2004-2005. Les fans auront du attendre 2009 pour se délecter d’un 3ème opus très réussi intitulé Mirror Mirror. Toujours aussi efficace, leur son se précise vers un univers un peu plus électronique tout en conservant leur esprit des débuts (Take it easy, Cold Love, The Dream Maker). Qu’on se le dise, Ghinzu est à découvrir de toute urgence ! Coup de cœur assuré.

Julie Baquet
L'Observateur de Monaco. Novembre 2009

Par Baquet - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:59

Le moment tant attendu est arrivé, la bague trône fièrement à votre annulaire, les flashes crépitent et les invités sont comblés. L’un des plus beaux jours de votre vie vient de se terminer. Ca y est, vous êtes marié. Quel soulagement ! Car c’est limite la nausée qui vous assaille aux souvenirs de toute l’énergie dépensée pour préparer cette aventure d’un jour. À Monaco comme partout ailleurs, c’est le même branle-bas de combat. Entre les démarches administratives, la liste des invités, le choix de la tenue, les plans de table, le lieu de fête…. La liste est encore longue et donne facilement le tournis… Un peu comme une préparation à la traditionnelle valse des mariés. Alors pour alléger la tâche, les futurs époux sont de plus en plus nombreux à faire appel à un professionnel. Sandra Veziano est l’une des weeding planner de la Principauté. La société Life Plus, qui compte a son actif plus de 300 mariages organisés en 7 ans, mise sur les prochains conjoints monégasques et résidents du Rocher, « de l’ordre de 70 % de notre clientèle », précise Sandra Veziano. En 2008, la mairie de Monaco avait d’ailleurs enregistré 210 mariages, « un chiffre stable », selon Camille Svara, adjointe au Maire, déléguée au service de l’état civil et de la nationalité. S’il n’y a pas de limite pécuniaire quand à l’organisation d’unions, la fourchette de prix de la société Life Plus commence à 20.000 € jusqu’à 90.000 € environ. Un investissement financier important. Pour autant, rien n’empêche de se marier à petit prix, mais dès que l’on souhaite louer une salle, les prix grimpent facilement.

 

L’offre SBM

Il faut dire que la Principauté conjugue avec bonheur le luxe et le romantisme d’antan. L’Hôtel de Paris accueillait en 1952 Errol Flynn pour son mariage dans la salle Empire. Le fastueux du passé attire, celui d’aujourd’hui le confirme. Il faut dire que le resort de la Société des Bains de Mer propose un large choix. Avec une « forte demande pour le Café de Paris », précise Scott Messiah, commercial, coordinateur des groupes et banquets, la SBM met à disposition ses nombreuses salles* pour les futurs mariés selon le nombre d’invités : de 15 à 50 personnes pour le Salon Churchill ou Les Caves de l’Hôtel de Paris, de 50 à 150 pour le salon Excelsior de l’hôtel Hermitage, de 150 à 300 pour la salle Belle Epoque de l’Hermitage, La vigie du Monte-Carlo Beach… et même le Jimmy’z. Les mariages les plus fastueux dès 300 personnes sont également organisables avec à disposition la Salle Empire de l’Hôtel de Paris, la Salle des Etoiles du Sporting, etc. Les prix de location vont du simple au double avec la gratuité de certaines salles jusqu’à, par exemple, 7.500 € pour la location plus 18.000 € pour la salle Empire. Tarif en dehors du prix du repas. La note peut donc vite être salée. Les professionnels s’accordent d’ailleurs à dire que les couples souhaitant s’unir à Monaco ont le portefeuille qui va avec…

C’est le cas de la clientèle de Franck Damgaard, organisateur de mariage pour sa société Monte-Carlo Weddings. Depuis avril 2005, il propose des mariages de luxe avec une clientèle majoritairement étrangère (de 50.000 à plus de 150.000 €). « À Monaco, mis à part l’offre de la SBM et de certains hôtels, les lieux sont assez limités », confie le chef d’entreprise, « mais il est parfois possible de dégoter des endroits magiques comme le Fort Antoine ». Ceux qui ont le pied marin peuvent aussi rêver d’un mariage sur un bateau. Originalité assurée.




Démarches administratives : mode d’emploi

 

Pour le mariage civil, les futurs époux sont soumis « aux dispositions de l’article 139 du Code Civil monégasque », expliquent Camille Svara, adjointe au Maire, déléguée au service de l’état civil et de la nationalité et Bernard Lefranc, chef de service de l’état civil et de la nationalité. Première règle et non des moindres : le mariage ne peut être célébré que si, à la date de la publication des bans, l’un des futurs époux au moins est domicilié ou séjourne en Principauté de manière continue depuis plus d’un mois. Les futurs époux peuvent choisir jusqu’à 4 témoins et constituer un dossier à retirer au guichet de l’état civil. Ils devront fournir des pièces justificatives pour pouvoir se marier, et notamment les actes de naissance* (avec filiation) et les certificats de résidence ou de domicile. Une fois la publication des bans effectuée, et en cas de non opposition, le mariage peut être célébré. « Il convient aux futurs époux de s’y prendre plus d’un mois à l’avance, le pic des mariages célébrés ayant essentiellement lieu de mai à septembre ». Les cérémonies se font, hormis le dimanche, tous les jours de la semaine et le samedi matin. 

 

* Documents en copie intégrale et datés de -3 mois au jour du mariage. Les étrangers ont des conditions particulières. Se renseigner auprès du service de l’état civil et de la nationalité au 93 15 28 51.


Julie Baquet
L'Observateur de Monaco. Novembre 2009

Par Baquet - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:52

La réponse est simple, mais les raisons sont complexes. Par manque de structures et pour cause d’arguments religieux les couples, désirant avoir un bébé grâce à l’AMP sont contraints de passer la frontière. Explications.

 

Un chiffre : dans le cas de conception spontanée, les chances de procréation ne dépassent pas les 15 à 25 % lorsque la femme et l’homme sont normalement fertiles. Dès lors, quand le corps ne fonctionne pas normalement, avoir un bébé relève quasiment du miracle ! Le 26 juillet 1978, dans la banlieue de Manchester, en Angleterre, naissait Louise Brown, le premier bébé éprouvette. Depuis, les procédés médicaux ont évolué : chaque année, en France, plus de 19.000 nouveau-nés voient le jour grâce à l’assistance médicale à la procréation (AMP). On estime par ailleurs qu’un couple sur dix suivrait un traitement pour remédier à son infertilité. Les causes de l’infertilité sont nombreuses. Elles seraient d’origine majoritairement féminine : 33% des cas, contre 21 % pour les hommes. Enfin, 40 % des causes d’infertilité sont mixtes et 6 % des cas restent inexpliqués. L’AMP est devenue un véritable espoir pour aider les couples en mal d’enfant. Parfois, il suffit d’un coup de pouce hormonal (médicaments, injections). Dans d’autres cas, une intervention chirurgicale, pour un problème d’obstruction des trompes utérines par exemple, peut s’avérer nécessaire. Ces traitements existent à Monaco. Mais l’AMP propose aussi des techniques controversées… du moins en principauté, où elles ne sont pas pratiquées. Il s’agit par exemple de l’insémination artificielle (IA) : ce procédé consiste à injecter, à l’aide d’une pipette, les spermatozoïdes directement dans l’utérus le jour de l’ovulation (l’insémination pouvant se faire avec, le plus souvent, le sperme du mari, et parfois avec celui d’un donneur). La fécondation in vitro (FIV) consiste à prélever des ovules directement chez la femme, après une stimulation ovarienne, et des spermatozoïdes chez l’homme, de réaliser la fécondation dans un milieu adapté, puis de placer le(s) embryon(s) obtenu(s) dans l’utérus de la future mère. Les embryons supplémentaires peuvent être congelés pour être ensuite réutilisés. Parfois, on peut aussi avoir recours à l’ICSI (intra cytoplasmic sperm injection) ou fécondation par micro-injection, pour augmenter les chances de fécondation au cours de la FIV.

 

Pas à Monaco

En principauté, les techniques d’IA, de FIV et d’ICSI ne sont pas pratiquées. Confirmation du professeur Alain Treisser, chef du service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier princesse Grace (CHPG). Explication : l’hôpital « ne dispose pas actuellement de structures adaptées à l’AMP ». En effet, pour la FIV par exemple, le CHPG devrait se doter d’un laboratoire. Précisions de Jean-Michel Cucchi, le président de l’ordre des médecins de Monaco : « L’insémination artificielle pourrait se pratiquer facilement, lorsqu’il s’agit du  sperme du mari. Mais dans le cas de don de sperme, c’est beaucoup plus compliqué que ce que l’on croit. Cela poserait d’ailleurs les mêmes soucis que pour la greffe d’organe, puisque Monaco ne fait pas partie de l’Europe. Les règles européennes ne s’appliquent donc pas ». Pour autant, le Gouvernement précise qu’il n’existe pas de texte à Monaco sur l’AMP et « qu’en l’absence de texte, cette discipline n’est pas exercée à Monaco. Ces actes sont toutefois remboursés par l’assurance maladie dans la mesure où ils seraient réalisés en France ». Pour le président de l’ordre des médecins et le professeur du CHPG, les raisons sont autres que structurelles. Alain Treisser : « Cette non-pratique est sans doute liée aux relations étroites qu’entretient Monaco avec l’Église. Que l’Église soit contre l’interruption volontaire de grossesse (IVG), cela me paraît logique. En revanche, pour les couples infertiles qui sont très malheureux, nous nous battons pour donner la vie. Cette contradiction est illogique ! Je le dis sans vouloir bousculer les habitudes monégasques, que je respecte ». Contacté par notre rédaction, Monseigneur Bernard Barsi, archevêque de Monaco, n’a pas souhaité s’exprimer. Il nous a néanmoins dirigés vers deux ouvrages (Propos pour un dialogue de Mgr Pierre D’Ornellas et les évêques du groupe de travail sur la bioéthique, ainsi que le Manuel de bioéthique : les fondements et l’éthique biomédicale d’Elio Sgreccia, tous deux publiés aux éditions Broché). Ces documents tendent à démontrer les problèmes d’éthique de ces techniques comme, à titre d’exemple, « la production, la congélation et la destruction d’un nombre considérable d’embryons humains, (…) au caractère gravement problématique de la recherche d’une conception par recours à un tiers donneur… », synthèse extraite du livre Bioéthique, propos pour un dialogue. Jean-Michel Cucchi : « L’Eglise est contre l’AMP, car elle estime qu’on ne peut pas se mettre à la place de Dieu ». Le dialogue avec les autorités ecclésiastiques monégasques reste donc en suspens. La réflexion est toutefois ouverte : le 2ème Congrès international pour une recherche responsable sur les cellules souches aura ainsi lieu à Monaco du 26 au 28 novembre, organisé entre autres par le Comité consultatif bioéthique de Monaco.

 

De l’autre côté de la frontière…

Pour aider ses patients, le professeur Treisser a pour projet de faire venir un des médecins vacataires des centres français à Monaco pour des consultations. Car, bien sûr, les difficultés de procréation touchent aussi les Monégasques et résidents. « Ce n’est pas un problème majeur en Principauté, mais les demandes sont plus nombreuses que pour l’avortement », précise le professeur. Pour l’heure, les patients ayant besoin d’une FIV ou d’une IA sont dirigés vers Nice, qui abrite à l’hôpital l’Archet II et à la Clinique Saint-Georges deux centres agréés pour les techniques d’assistance médicale à la procréation (voir encadré). Les seuls des Alpes-Maritimes. « L’attente n’est pas plus longue, mais nous constatons chez les patients de Monaco un désir de pratiquer une FIV ou une IA dans leurs pays. À défaut, on ajoute de l’anxiété sur ces pratiques déjà lourdes psychologiquement », explique le professeur André Bongain, chef du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Nice. Le président de l’ordre des médecins monégasques, Jean-Michel Cucchi, soulève une interrogation : « Pourquoi ne pas créer un laboratoire dans le nouvel hôpital ? ». Le projet n’est pas à l’ordre du jour.

 

Julie Baquet
L'Observateur de Monaco. Novembre 2009

Par Baquet - Publié dans : Social - Santé
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:44

Mais quel arnaqueur ! Ce New-Yorkais a de quoi berner le visiteur à l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée au Mamac de Nice jusqu’au 29 novembre. Le proverbe « les apparences sont souvent trompeuses » prend ici tout son sens. D’un prime abord, ses œuvres monumentales apparaissent à l’œil comme des photographies. Une déduction logique puisque l’américain la pratique avec réussite aux côtés de la sculpture, de la performance et de l’art vidéo. Et pourtant, ces œuvres tellement réalistes sont réalisées au fusain et au papier crayon graphite. Impressionnant ! Cet allumé du dessin nous transporte alors dans un univers à la fois étonnant, par la technicité des œuvres réalisées, mais aussi déroutant, par le message qu’il veut faire passer. L’artiste y dévoile sa vision noire de la société américaine et propose au visiteur une réflexion sur le monde contemporain. L’utilisation du fusain n’est d’ailleurs pas un hasard. En choisissant le noir et blanc, Longo intensifie un message parfois tragique. Il ne s’arrête pas là en présentant ses travaux uniquement sous verre. Il y montre ainsi un monde qui se retire derrière un écran. Esthétiquement, le verre permet aussi de se faire refléter les œuvres. Ou un requin mange un bébé, ou des avions tombent dans des vagues…

 







Violence et provocation




Parmi les sujets dénoncés la violence, tient une place prédominante. Elle frappe par la représentation colossale de revolver. Longo tente ici de dénoncer l’usage légal des armes aux USA pour une protection individuelle et ses tragiques débordements. Dans l’œuvre L’étoile de la Mort, il a rassemblé 18.000 balles en letton et en cuivre ! Une boule à facette singulièrement symbolique. La violence continue dans les
corps féminins et masculins arrêtés dans des mouvements contorsionnés (Men in the Cities).

Dès sa prime jeunesse Robert Longo est fasciné par l’univers médiatique, le cinéma, la télévision, les magazines et les bandes dessinées. Cette passion se retrouve dans les effrayantes mâchoires des Dents de la mer ou le décolleté qui pourrait être celui de la fameuse Marilyne. Attention Longo n’est pas un ressortissant du Pop-Art pour autant ! Point de Warhol ou de Rauschenberg bis. Mais difficile d’être un artiste américain sans avoir été influencé par des maîtres en la matière. Le New-Yorkais apporte sa touche à l’univers contemporain américain et propose une lecture parfois incomprise : « Personne n’a jamais vraiment reconnu le caractère romantique de mes travaux. En fait, je pense qu’ils sont tragiquement romantiques », a dit Longo a propos de ses œuvres. À vous de juger.   

 

Julie Baquet
L'Observateur de Monaco. novembre 2009

Par Baquet - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:40


Pendant une semaine, Cannes va devenir la capitale de la danse avec le Festival qui lui est consacré. La ville accueillera du 27 novembre au 4 décembre 12 compagnies. Ce rendez-vous majeur de l’automne, créé en 1984, a confié la direction artistique à Yorgos Loukos, également directeur du ballet national de l’opéra de Lyon. Audace et création de la diversité chorégraphique seront donc de la partie. Mais avant de détailler ce programme artistique prometteur, notons que cette 17ème édition sera consacrée à un grand nom de la danse : Rosella Higtower. Cette danseuses étoile et professeur de danse franco-américaine décédée en 2008 fut l’une des figures majeures de cet art. C’est d’ailleurs à partir de 1947, après son entrée au Nouveau Ballet de Monte-Carlo, qu’elle acquiert une renommée mondiale. Hormis sa carrière de danseuse, Rosella Higtower créé en 1961, l’Ecole supérieure de danse de Cannes. Ce sont d’ailleurs les élèves de cette école qui lui rendront hommage le 29 novembre au théâtre de la Licorne lors d’un spectacle mixte alternant des pièces tirées de son répertoire traditionnel.

 

De nombreuses créations

Mais le festival de Cannes fait également la part belle aux créations. En effet, chaque année cinq à six créations mondiales y sont dévoilées. Ce sera le cas de Neige de Michèle Anne De Mey, pièce enchanteuse et terrifiante pour 6 interprètes. Système Castafiore sera spécialement concoctée pour le festival et vous plongera dans un monde étrange. Lors des Danses Concertantes de Benjamin Millepied une création s’est également glissée répondant au nom provisoire d’Anima. La compagnie Pokemon Crew proposera dans La Faute Idéale un véritable défi chorégraphique... Outre les créations et spectacles présentés durant cette semaine audacieuse, des interventions des chorégraphes, master classes et colloques seront organisés afin d’offrir un rendez-vous exemplaire.

 

Retrouvez le programme détaillé sur www.festivaldedanse-cannes.com

 

Julie Baquet
L'Observateur de Monaco nov 2009

Par Baquet - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 15:46

Les achats des cartables, trousses, stylos et cahiers pour la rentrée des classes vient à peine de se terminer que l’inscription aux activités extrascolaires arrive à grand pas entraînant avec elle l’éternelle question : que va-t-il(elle) faire cette année ? Là, une pléthore d’animations se présente à votre chérubin. Et ce n’est pas la petite superficie de l’état monégasque qui stoppera l’offre. Bien entendu, pour les activités telles que l’équitation, il faudra valdinguer le petit dans les communes limitrophes. Les acteurs de la Principauté en matière d’activités extrascolaires rivalisent pourtant d’imagination pour proposer à votre rejeton un choix complet et parfois même original (voir ci-contre).

 

Le casse-tête

Esprit d’équipe, éveil musical, développement du dépassement de soi, créativité… les apports d’une activité en dehors de l’école sont nombreux. Mais encore faut-il qu’il sache faire son choix… Sachez qu’il est souvent possible d’inscrire son pitchoun à l’essai pour une ou deux séances. Quelques centres sportifs proposent également une initiation à plusieurs sports au cours d’une même année. Dans le genre activité, le Centre de la Jeunesse Princesse Stéphanie (association socioculturelle) permet aux enfants et aux adolescents de 8 à 21 ans de prendre part à des ateliers encadrés par une équipe d’animateurs. Au menu : acrobatie, yoga, percussions, bricol’art, improvisation, graf (pour apprendre le tag et le graf),  Zimages (Bd, photomontages) et déclic (prise de photo et développement argentique)…  Le tarif est attractif : seulement 16€ l’année ! Bien-sûr, une telle initiative n’existerai pas sans une subvention importante de l’Etat monégasque à hauteur de 470.000 €.

 

Question de temps

Malgré les efforts faits en Principauté, nulle ne peut trouver une solution au casse-tête d’un emploi du temps à la fois chargé pour les parents comme pour les enfants. Il ne faut pas oublier que certaines activités impliquent un investissement personnel. Un jeune qui choisira de pratiquer le piano devra trouver le temps de s’entraîner en dehors des cours hebdomadaires. Quant au sport, il faudra penser aux matchs et aux déplacements…

Que de décisions pour ce qui est considéré de nos jours comme la condition sine qua non du bon épanouissement d’un enfant. Gardez en ligne de mire qu’il doit aussi avoir du temps pour lui, sans oublier le principal : son plaisir !


Zoom sur 4 activités…

 

Fais ton cirque !

 

 

Deux ateliers s’articulent autour de la thématique du cirque. Le premier, « Théâtre clown », offre des jeux d’improvisation autour du clown qui est en chacun de nous. Rires et dépassement de soi derrière le masque du nez rouge.

Le deuxième, « Fais ton cirque », se penchera sur la technique : jonglerie, échasses… Mais aussi sur le travail scénique : expression corporelle, mime… Cet atelier a permis de créer au fil du temps une mini troupe intitulée « Bulle de Cirque ». Avis aux motivés, pour créer vous aussi votre propre bulle !

 

Les plus de l’activité : Vivre ensemble et se dépasser.

 

Renseignements : «Fais ton cirque» : débutants : mer. de 13h30 à 15h, Bulle : mer. de 17h15 à 19h15, Mini bulle : jeu. de 17h30 à 19h. « Théâtre clown » : mer. de 15h à 17h. Environ 15 enfants par ateliers. Inscription annuelle de septembre à fin août 16€ pour les jeunes de 8 à 21 ans monégasques, scolaires, résidents ou salariés à Monaco. Centre de la Jeunesse Princesse Stéphanie. 45 avenue des Papalins. 93 50 75 05. www.youthhostel.asso.mc.

 

 

 

Hip-hop

 

Helena Jakovleva, danseuse professionnelle, doit multiplier les efforts de langages pour enseigner cette danse complexe à une clientèle cosmopolite : l’anglais, le russe et le français. A partir de 6 ans, les petits qui aiment se lâcher et bouger seront servis ! Les mouvements de cette danse urbaine y sont enseignés, « tout en raffolant se dandiner sur du Lady Gaga et du Britney Spears », entonne joyeusement le professeur. Au fur et à mesure du temps les enfants acquerront les bases du hip-hop avec pour but ultime, préparer un spectacle à la fin de l’année.

 

Les plus de l'activité : Coordonner ses mouvements et se dépenser.

 

Renseignements : Horaires : tous les vendredis débutants (6-8 ans) de 17h à 18h, intermédiaires (9-11 ans) de 18h15 à 19h15, ado débutants (à partir de 11 ans) de 19h15 à 20h15 et intermédiaires avancés (+ de 13 ans) de 20h15 à 21h15. Environ 75 élèves en tout pratiquent le hip-hop. Tarifs : de 120 à 160€ l’année + 25€ d’inscription. Accessible à tous. Danse Plus, 33 avenue Saint-Charles. 93 50 31 66. Autres danses sur  www.danseplus.com.

 

 

Aviron

 

Victime de son succès, l’aviron séduit de nombreux jeunes à partir de 12 ans. Enseignée dans le cadre des cours d’EPS à Monaco, cette activité se pratique également en dehors de la scolarité. Les jeunes garçons s’adonnent à ce sport dans une proportion plus large (80%) que celle des filles (20%). C’est un sport complet, de plein air qui demande plus de souplesse que de force. Lorsque le temps n’est pas clément, les enfants s’entraînent à terre sur des ergomètres, afin de parfaire la technique. Et quand la mer est calme, ou qu’il ne pleut pas, les sportifs parcourent 10 km de Monaco à la baie de Roquebrune jusqu’à la point du Cap Martin. Les niveaux plus importants traversent quant-à-eux les 20 km de Monaco à Menton (A/R). Les enfants ont également la possibilité de se lancer dans la compétition.

 

Les plus de l’activité : L’esprit de compétition et se développer physiquement.

 

Renseignements : Ouvert à tous (monégasques, résidents monégasques et résidents des communes limitrophes). Tarif enfant : 85€ l’année. Société Nautique de Monaco, 3 avenue JF Kennedy. 92 16 03 03. www.aviron-monaco.com.

 

 

Kick-Boxing et Krav Maga

 

 

Enseigné aux enfants dès 10 ans, le Kick-Boxing est une discipline de boxe utilisant les pieds et les poings créée dans les années 70. Les valeurs éducatives et morales (respect, politesse, volonté, maitrise de soi…) sont mises en exergue pour une pratique parfaitement sécurisée avec des protections adaptées.

Le Krav Maga n’est en revanche pas pour les enfants ! A partir de 14 ans, les adolescents pourront s’adonner à cette pratique très en vogue dont les principes sont rapidité, simplicité et efficacité pour apprendre à se défendre. Il s’agit du système officiel de self défense des élites israéliennes. Pour autant, pas de danger pour vos ados, cette pratique est enseignée comme toujours avec ses valeurs morales.

 

Les plus des activités : Se défouler et savoir se défendre.

 

Renseignements : Ouvert à tous (monégasques, résidents monégasques et résidents des communes limitrophes). Tarifs  350 € l’année (résident) ou 400 € l’année (non résidents) comprenant licence fédérale, assurance et cotisation. Les cours se déroulent au Stade Louis II (salle de boxe), avenue des Castelans. Académie de Self-Défense de Monaco, 06 07 93 31 36. www.monaco-arts-martiaux.com.


Julie Baquet
L'Observateur de Monaco / Octobre 2009 

 

Par Baquet - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:16

Une lettre et un chiffre : E3. Traduisez Electronic Entertainment Expo. En somme le plus grand salon dédié aux jeux vidéo. Sa 15ème édition a eu lieu du 2 au 4 juin à Los Angeles et a rassemblé 41.000 visiteurs, essentiellement des professionnels du secteur et des journalistes. Cette grande messe, organisée annuellement sur le territoire américain, est l’occasion de découvrir le futur du jeu vidéo et des loisirs interactifs. Car ce secteur n’est pas en perte de vitesse. Le marché du jeu vidéo atteint déjà en 2009 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires rien qu’en France ! Les consoles enregistrent elles aussi les millions d’utilisateurs : 50 millions de Wii, 136 millions de Ps3 et 100 millions de Nintendo DS vendues dans le monde. La petite dernière de Nintendo, la DSi, surfe également sur le succès puisqu’elle affiche déjà 1 million de vente rien qu’en Europe. Alors pour savoir ce qui va bientôt envahir les magasins, et, conséquence logique, également vos mains et celles de vos enfants avides de plaisirs électroniques, suivez le guide.

 
Nintendo

Le papa de Mario et Luigi n’est pas un grand fan du salon américain. Il préfère dévoiler ses créations lors des Nintendo Days de Tokyo organisées à l’automne. Quand bien même, il a annoncé de jolies innovations pour cette fin 2009 lors de l’E3. Le géant nippon a affiché sa Wii Motion plus. Il s’agit d’un accessoire à connecter sur la Wiimote pour augmenter la sensibilité de la manette. Objectif : convaincre les ultimes réfractaires. Le premier jeu qui profitera de cette technologie est Wii Sport, mais aussi la Wiifit devenue Wiifit Plus avec des exercices inédits et une quinzaine de minijeux. Les fans du plombier moustachu seront comblés à Noël puisqu’il va commercialiser sur la Wii un Super Mario Bros à l’ancienne qui pourra se jouer à 4. Le deuxième numéro de Super Mario Galaxy pointera aussi le bout de son nez avec un compagnon de jeu tout vert : Yoshi !

La DS n’est pas oubliée. Nintendo prévoit deux adaptations du plombier : Mario et Luigi : Browser’s side Story et Mario vs Donkey Kong : Minis March Again disponible sur le DSiWare. La nouveauté de ce dernier réside dans son interaction. Le joueur pourra créer des niveaux un peu à la manière de Little Big Planet. A noter également le dernier Zelda et le deuxième volet du Professeur Layton sur DS.

 

Sony

L’une des grandes annonces du salon fut pour le mastodonte Sony. La marque a affirmé sortir le 1er octobre son dernier modèle de PSP : la PSP GO. Cette console portable nouvelle génération ne fonctionnera qu’avec Internet. Les jeux seront téléchargeables sur la plate forme Sony. En effet, exit le lecteur mini disque UMD. La PSP new génération adopte une mémoire interne de 16 Go. Résultat : le poids de la console est réduit de 43% comparé à l’ancienne PSP. Quant- à l’écran,  il est devenu coulissant. Une véritable cure de minceur !

Sur PSP, on communique de nouveaux jeux : Assassin’s Creed Bloodlines, deuxième opus de la série très réussie, Resident Evil : portable, encore une suite mais celle-ci est spécialement développée pour la machine.

Sur la PS3, les innovations pleuvent également. Au programme : une suite exclusive pour Sony de GTA dans l’univers de l’espionnage des années 70 et l’arrivée très attendue de Final Fantasy XIV. La console mutera grâce à un nouvel accessoire qui entend détecter les mouvements du joueur. Sony recopieur de la Wii à coup sûre. Parmi les informations révélées : le joueur aura la possibilité de jouer avec une épée ou d’écrire son nom sur l’écran. Il faudra patienter jusqu’au printemps 2010 pour en être plus informé. 

 

Microsoft

Microsoft vs Nintendo, voici ce que l’on retient de la conférence du géniteur de la Xbox. L’américain se lance à l’assaut de la Wii avec un nouvel accessoire : le Projet Natal. Quèsaco ? Une caméra contenant un détecteur de mouvement. Son potentiel est alléchant contrairement à la Wii. Le Projet Natal permettra de capturer les mouvements d’un joueur et de les retranscrire en 3D à l’écran ainsi que la voix et ses émotions puisqu’il sera équipé d’un micro. Bientôt fini la manette de jeu ? Cette merveille de Microsoft en ouvre la voix. Arrivée sur le marché à l’automne 2010.

Plus proche au niveau des sorties,  Tony Hawk Ride, mettant en scène le célèbre skateur et The Beatles Rock Band, jeu musical dédié au groupe de Liverpool. En revanche, il faudra patienter 2010 pour découvrir Alan Wake. Egalement annoncé la venue de deux Halo dans deux prochaines années.

Le constructeur américain compte faire évoluer son service Xbox Live avec l’intégration de Facebook et Twitter sur la console. Quant au cinéma, une refonte du système vidéo à la demande (VOD) et la possibilité de visionner un film sans attendre la fin de son téléchargement est programmée. Patience !

 

3 questions à

Sébastien Bologna
Vendeur de jeux vidéo à la Fnac Monaco

Quelles sont les consoles et les jeux les plus vendus ?  

La Wii est la console de salon la plus vendue, console très ludique et conviviale qui permet de s’amuser en famille. Les meilleures ventes de jeux Wii sont Mariokart et Sport Island.  La PS3 est l’autre console qui se vend aussi très bien. Elle s’adresse à des "gamers" et permet d’avoir une autre utilisation que le jeu grâce à son disque dur de 80 Go, elle permet ainsi de lire les Blue ray (cd, dvd, divix, ainsi que lecteur multimédia). Les jeux les plus vendus sur cette console sont Street Fighter et Resident Evil.

Néanmoins, la DS reste la console la plus vendue sur le 1er semestre avec en meilleures ventes de jeux : Les Pokemon version platine et le Professeur Layton. Son succès est en partie du à la sortie de la nouvelle DSI avec 2 écrans plus larges bénéficiant d’une meilleure définition, et d’un port de carte SD qui permet de stocker photos, musique etc...

 

Quelles sont les nouveautés attendues pour la rentrée ?

La grosse sortie est le 25 septembre avec Aion : The tower of eternity sur PC. Un jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs (MMORPG). Sur PS3 on attend le 20 novembre Assassin’s Creed 2, un jeu d’action/aventure où le gamer incarnera les nouvelles aventures d’Ezio, descendant d’Altair, dans l’univers de Venise au 15ème siècle. Call of duty : modern warfare 2 sortira le 15 novembre. Il s’agit d’un FPS (un jeu à la 1ère personne) où le joueur s’immergera dans un conflit international pour essayer de défaire la nouvelle menace qui pèse sur la sécurité mondiale. Enfin, dernier attendu sur PS3 : Uncharted 2 : among thieves un jeu d’action aventure sur la piste du manuscrit de Marco Polo prévu pour le 23 octobre. Sur DS, le deuxième volet du Professeur Layton intitulé La boite de Pandore sortira le 25 septembre. Il s’agit d’un jeu d’aventure et de réflexion avec des casse tête et énigmes.

Les jeux PC sont ils toujours autant vendus malgré le succès des consoles ?

Ils continuent, malgré l’ascension des autres consoles, de bien se vendre. Notamment grâce aux gros titres tels que World of Warcraft uniquement sur PC et Les Sims.

Julie Baquet
L'observateur de Monaco / Août - sep 09

Par Baquet - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:13

Les rumeurs courent à tort vers une mort lente du jeu PC. Les raisons de ces soupçons ? La ruée vers les consoles. En prime, les constructeurs de jeux PC sont de moins en moins présents au salon E3, alors que dans les années 90, les nouveautés en la matière y étaient exclusivement révélées. Et pourtant, le succès des jeux PC est toujours présent. Car en réalité, si les mastodontes ne se présentent plus à l’E3, ce n’est pas par manque de nouveautés. Bien au contraire…

 

Starcraft II et Diablo III

Le géant Blizzard, société américaine de développement et d’édition de jeux vidéo célèbre pour le fameux World of Warcraft (WoW) aux 12 millions d’abonnés dans le monde, a choisi délibérément de ne pas se rendre à l’E3. Pourquoi s’encombrer alors qu’il a son propre salon BlizzCon ? Blizzard fait donc languir les fans du genre avec Diablo III et Starcraft II, les jeux les plus attendus sur PC en cette fin d’année. Le premier, Diablo III, est de type hack and slash, c’est-à-dire un jeu de rôle. Il se déroule sur un sanctuaire, où les joueurs y affronteront l’incarnation du mal. Les gamers l’attendent depuis juin 2008, date de son annonce. Mais le plus convoité reste Starcraft II, la suite du jeu de stratégie en temps réel du même nom, communiqué depuis mai 2007 ! Il faut savoir qu’il est attendu par les fans de Warcraft et de Starcraft car il est sensé réunir les deux communautés. Starcraft II deviendrait ainsi le jeu de stratégie de référence pour les compétitions de sport électronique.

 

Aion et Star Wars veillent…

Dans un autre genre, du type massivement multijoueur (MMO), un autre jeu entend faire de l’ombre aux habitués de Blizzard. Aion : The Tower of Eternity, développé par NCsoft, arrivera le 25 septembre. Un univers qui renouvelle le style héroïque fantasy où le joueur incarnera un humain dans le monde d’Atréia. Dans le même genre, Star Wars : the old republic, produit par Electronic Arts (Sims, Sim City…), plongera le joueur à l’époque de l’Ancienne République du film de George Lucas. L’un des rares présents au salon E3, Electronic Arts gardent toujours secret la date de sortie.

Enfin, impossible de passer à côté du bijou d’Ubisoft prévu pour le 1er semestre 2010. Son nom, R.U.S.E., ce nouveau jeu de stratégie en temps réel présenté lors de l’E3 s’annonce révolutionnaire. En effet, R.U.S.E. pourra être joué avec une table tactile multi-touch. Les gamers devront donc s’armer de patience pour « geekiser » comme il se doit. Une chose est sûre, le jeu PC a encore de beaux jours devant lui !    

 

Julie Baquet
L'Observateur de Monaco / Août-sep 09

Par Baquet - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:04

Une équipe dans les starting-blocks

C’est un plateau exceptionnel qui se présente devant vous pour une course prometteuse : celle de l’organisation du 23ème meeting monégasque Herculis. Car ici, les stars ne sont pas les athlètes, mais ceux qui contribuent à offrir chaque année 2h30 de spectacle. Parmi-eux celui qui endosse le maillot de directeur de la fédération monégasque d’athlétisme, Jean-Pierre Schobel, assisté de Frédéric Choquard, sont sur les starting-blocks h 24. Autre figure mythique Claude Monot du comité technique, celui qu’on appelle dans le jargon le « directeur de réunion ». Du côté de l’animation du stade, il faut compter sur deux grands bonhommes : Christian Charbonnel en voix off et Patrick Montel sur le terrain. Egalement présents l’équipe de la LNA (Ligue nationale d’Athlétisme), qui coordonne jusqu’à la dernière minute la mise en place du meeting. Ils sont encore nombreux à s’élancer : 150 bénévoles, 100 juges, 100 contrôleurs des tribunes, les 10 personnes de la chronométrie, le duo du centre de presse, les 30 secouristes de la Croix-Rouge… Un panel de personnalités qui travaille dans l’ombre, une année durant, pour organiser l’un des plus beaux meetings d’athlétisme.

Mais outre les besoins humains, une telle compétition coûte de l’argent : 1.6 millions d’euros de budget dont la subvention de l’état monégasque se chiffrant à 400.000 euros. Mais ou part ces milliers d’euros ? 800.000 sont pour les primes des athlètes. Un montant faramineux qui permet de comprendre aisément la non-venue de Bolt bien trop gourmand avec 200.000 euros demandé. Ce n’est en tout cas pas le personnel qui provoque un trou budgétaire. Ils sont par exemple 150 bénévoles, passionnés d’athlétisme de surcroit, à agir dans l’ombre des points névralgiques du stade le jour J.

 

Circulez ya rien à voir

Car la tension ne se fait pas sentir que sur le stade pour les athlètes. D’autres zones sont définies comme « l’endroit où tout se joue », dixit Frédéric Choquard à propos de la chambre d’appel (call room). Il s’agit d’un long couloir où les sportifs viennent chercher leurs dossards avant de s’élancer sur la piste. Ils s’y concentrent, s’étirent, font les 400 pas avant de retenir leur souffle et d’entrer dans l’arène. Les plus stressés ne sont pourtant pas ceux que l’on pense. Les bénévoles, avant l’heure fatidique du début de la compétition, s’énervent : « Les perchistes ont un numéro sur leurs dossards ou leurs noms ? ». À l’opposé de la chambre d’appel, se trouve la zone mixte où l’ambiance est bien différente. C’est à cet endroit que les athlètes sortent de leurs courses. Ici, l’odeur de transpiration règne en maitre. Beaucoup d’émotion également avec son lot de déçus et de mines réjouies.

Un autre lieu est mis à l’écart du public : le stade d’entrainement de Cap d’Ail, situé juste à côté du Stade Louis II, permet aux athlètes de se chauffer une dernière fois sur un grand espace. Certains s’y font masser grâce à leurs équipes personnelles. À l’entrée du stade français, les badauds, attendent, une feuille de papier et un stylo à la main, un autographe. Ils seraient bien curieux de découvrir ce qui se trame en amont de la compétition… Arrivés quelques jours avant le meeting à l’hôtel Fairmont, les athlètes sont directement pris en charge par l’équipe d’accueil de la fédération monégasque d’athlétisme. Bernadette Darié en fait partie. Son travail consiste à guider les sportifs vers leurs chambres, les informer sur les différentes contingences : massage, entrainement et conférence de presse pour certains… Soumis aux questions des journalistes cette année, les champions olympiques LaShawn Merritt, Angelo Taylor, Dayron Robles… ou encore les championnes du monde Michelle Perry et Blanka Vlasic. Une fois les obligations terminées, ils sont nombreux à prendre les navettes mises à leur disposition pour aller prendre leurs marques au Stade Louis II la veille de la compétition. Entre les derniers réglages de sonorisation et de mise en place, ils s’échauffent sous un soleil harassant.

 

Minutie en ligne de mire

L’équipe organisatrice est quant à elle fin prête. Une dernière réunion avec la chronométrie, où Marcel Lorenzeri, l’œil de lynx de la photo finish, est en pôle position. Cet officiel régional de l’IAAF s’assurera le jour J du ok final du chrono des athlètes pour les courses. Mais selon Marcel Lorenzeri, il s’agit d’une « science infaillible ». Le système chronométrique est géré par la société Oméga, c’est elle qui s’occupe des championnats d’Europe, des JO… En 1.30 min, l’équipe composée de 10 personnes devra valider le temps sans se tromper. En prime, les athlètes auront pour la première fois une puce intégrée à l’avant de leurs dossards permettant de calculer leurs temps pendant la course. Le directeur de réunion, Claude Monot, veille aussi au grain. Le matin du meeting, il était présent à la réunion d’animation de la LNA (Ligue nationale d’Athlétisme) afin de coordonner les derniers détails : le protocole de remise des médailles, l’animation du terrain, les interviews et présentations des athlètes avant la course, les jingles pub sur les écrans et l’animation musicale à l’ordre du jour. Rien n’est laissé au hasard, encore moins le matériel des concurrents comme les javelots contrôlés de leurs diamètres à leur poids toujours par Claude Monot. Il est un autre service incontournable dans l’organisation d’un meeting : le contrôle anti-dopage. Géré par le Dr Michel, entre 15 et 20 contrôles au hasard* seront effectués lors de la compétition. Contrairement aux idées reçues, les athlètes ne seront pas soumis aux prises de sang, mais à un contrôle urinaire. « Une fois l’athlète choisi, il en est informé dès la fin de la course ou du concours et a pour obligation de se présenter au stand anti-dopage. Il est alors suivi par un escorte (5 au total) jusqu’à son arrivée où il sera pris en charge par un médecin femme ou homme selon le sexe du sportif. Une fois l’examen terminé, l’échantillon est mis sous scellé et envoyé au laboratoire », explique le Dr Michel. Les résultats seront communiqués 3 semaines après la compétition.

 

Un meeting éclatant

Si côté coulisses, tout s’est parfaitement passé, le cru 2009 a-t-il été convaincant face visible ? La réponse est sans nul doute positive. Du point de vue du public d’abord puisque le stade Louis II a fait déplacer les foules : 15.619 personnes ont assisté le 28 juillet dernier à 2h30 de spectacle. Mieux que 2008 qui avait attiré 13.822 curieux. Du côté des 18 performances sportives même topo, Herculis 2009 fait mieux malgré l’absence des étoiles du 100m. « Comme quoi, ce n’est pas les stars qui font le spectacle », commente Frédéric Choquard. « Le bilan est plus que satisfaisant. Nous sommes usés mais heureux et pensons déjà au meeting de l’année prochaine le 22 juillet». Il faut dire que 2010 s’annonce grandiose avec l’intégration d’Herculis dans l’IAAF Diamond League qui sera composée de 14 villes hôtes à travers le monde. « Cette incorporation nous assurera plus de retombées financières et plus d’athlètes. Nous pourrons atteindre notre niveau des années 90-95 ». Inch’Allah !

*Le tirage au sort est en réalité orienté pour avoir environ un contrôle par épreuve. L’IAAF communique le nom des athlètes dont ils veulent un contrôle. Dans le cas de records, ils sont obligatoires.

L'observateur de Monaco/ Août - sep 09 

 

Julie Baquet

Par Baquet - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 21:39
Comment définiriez-vous cette édition 2009 du Sporting Summer Festival ?
Une édition plus pop, plus dans l’air du temps mais moins rock comparé aux éditions précédentes qui avaient accueillis les géants Clapton et Santana. Le Festival doit se renouveler, avec des nouveaux : Enrique Inglesias, Duffy, Lilly Allen… Puis, comme d’habitude, des grosses pointures : Francis Cabrel, que l’on avait jamais eu, Grace Jones. Et les monstres tels que Johnny Hallyday et Leonard Cohen. En somme, une saison qui se veut variée et ouverte. Ce festival est reconnu comme un festival à part entière. La programmation est enviée, nous enchaînons stars sur stars pendants deux mois.

Quels sont vous coup de cœurs personnels ?
Steely Dan, groupe mythique rock californien, très rare en Europe est probablement mon plus gros coup de cœur. Sûrement parce que je suis un vieux rockeur… Autre événement la création avec George Benson, il le fait spécialement pour nous avec les solistes de Monaco, ça va être quelque chose de magnifique. J’aurai grand plaisir à aller voir les spectacles de Seal et de Moby également. Forcement, cette programmation me plait ! Il y a de mon influence personnelle. Je la revendique ! Enfin, j’aimerais mettre en lumière une création que monte la SBM à Las Vegas. Le show aura lieu au mois d’août et s’appelle King of Rock n’roll. Avec 20 artistes sur scène, dont Matt Lewis dans le rôle phare, ce spectacle mettra en lumière Elvis et les grands du rock.  Nous avons pour projet de le faire tourner par la suite.

Le concert de Lenny Kravitz aura lieu debout et à un prix plus accessible (70€), une première à réitérer ?

Un spectacle comme celui que donnera Lenny Kravitz mérite d’être debout, comme pour les Who venus précédemment, c’est une soirée différente. Le Prix de Kravitz est le même que les plus chères du Nikaïa. Il y avait ici une volonté avec Bernard Lambert de faire payer au public le juste prix. Nous ne voulons pas la surenchère. Et par les temps qui court, nous souhaitions nous adapter. Bien sûr, à côté de cela, les tarifs pour Johnny ou Cohen sont élevés, mais ce sont des légendes !

Propos recueillis par J.B
L'Observateur de Monaco / Juillet 09

Par Baquet - Publié dans : Interview
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés