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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:48
http://www.cooknblogs.com/images/actualites/Toque.jpgLa manifestation de référence des professionnels de la filière hôtellerie – restauration du Grand Sud-Est, le salon Agecotel, se déroulera du 31 janvier au 4 février à Nice au palais des expositions. Le slogan de cette 24e édition, qui accueillera plus de 200 exposants, est révélateur d’enthousiasme : « Soyez acteurs de la reprise ». Paul Obadia, directeur général de Nice Expo, nous en livre les secrets…

Le Petit Niçois : Pourquoi avoir choisi le thème « Soyez acteurs de la reprise » ?

Paul Obadia : Il y a un an, je me suis dit : c’est la sinistrose ! Et j’ai fait le pari qu’après une année de crise, la reprise serait là. Les métiers de l’hôtellerie et de la restauration sont des secteurs précurseurs de la reprise. Et aujourd’hui, on refuse du monde. Côté exposants, on est plein. Il faut maintenant transformer l’essai et que les commandes soient au rendez-vous

LPN : Quels sont les objectifs de ce salon ?

P.O. : Les objectifs sont triples. Premièrement, ce salon est une vitrine. Les professionnels de l’hôtellerie-restauration y trouveront ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Dans le secteur du matériel et de l’équipement d’abord, dans le domaine de la gastronomie et de l’alimentaire ensuite : des produits de luxe aux surgelés… Il y aura un large choix : que le professionnel soit le propriétaire d’un 5 étoiles ou d’un snack.Enfin, ils pourront y découvrir les nouveautés avec une tendance cette année vers la sécurité de l’individu et alimentaire.

Deuxièmement, ce salon propose de nombreuses animations. Niveau concours, on va être servis tous les jours ! Le 1er jour avec le concours « La perle d’or de la Côte d’Azur 2010 » et du meilleur cocktail sans alcool.

Le 2e jour sera également un temps fort avec le concours du « Neptune d’or Côte d’Azur », sous la présidence de Joël Robuchon. Il y aura aussi le concours du meilleur tireur de bière.

Le 3e jour mettra à l’honneur Auguste Escoffier avec notamment le 50e grand prix culinaire international Auguste Escoffier, mais aussi le concours de « La pelle d’or Agecotel », du meilleur plat niçois, le 3e trophée national Francis Trocellier, le trophée du « meilleur sommelier d’Agecotel », le trophée « 1, 2, 3 chefs » et « chef de la décennie 2000-2009 Provence Alpes Côte d’Azur ». Enfin mercredi, le dernier jour, avec « La main d’or au féminin », premier concours culinaire féminin réservé aux produits bio, et le trophée du meilleur croissant au beurre des Alpes Maritimes.

Troisièmement, le salon propose de nombreuses conférences avec notamment le bio, l’alimentation, les allergies alimentaires et en avant-première, l’annonce de l’opération : « Engagement national qualité pour la formation en alternance », par le chef 3 étoiles, Régis Marcon. Je passe sous silence les démonstrations, dédicaces… C’est une pluie d’étoiles qui va tomber sur Agecotel. Nous allons montrer que nous avons de l’idée dans le Sud de la France.

LPN : Quels sont les avantages pour les professionnels de venir et/ou de participer à Agecotel ?

P.O. : Le professionnel exposant sera sur le salon pour prendre des commandes, mais il cherchera avant tout à établir des contacts. S’ils sont en quantité, ce sera un succès car être exposant à Agecotel peut générer six mois à deux ans de chiffre d’affaires. Ensuite, il y a les non-exposants comme les futurs créateurs qui auront tout sur place, les restaurateurs hôteliers qui viendront acheter un besoin précis ou des nouveautés, mais également les professionnels qui y seront pour les lieux de rencontre ou pour les conférences. Mais il y a aussi les non professionnels, les curieux, que nous dissuadons avec une entrée à 15 euros. Le salon est en revanche gratuit pour les professionnels.

LPN : Quels sont les objectifs pour cette édition 2010 en tant que directeur général de Nice Expo ?

P.O. : Deux objectifs ont déjà été remplis : le salon est plein, nous avons même 25 % d’exposants en plus. Ensuite, nous avons réussi à faire venir des grands chefs : Léa Linster, Joël Robuchon, Andrée Rosier, Jacques Le Divellec… En somme, les cardinaux de la cuisine. Quant aux objectifs souhaités, j’espère une fréquentation en hausse, 16 000 entrées par exemple. En 2008, nous avions eu 13 000 visiteurs. Enfin, j’espère que le questionnaire d’évaluation envoyé aux exposants comme chaque année récoltera plus de 90 % de réponse positive à la question : « Souhaitez vous revenir à Agecotel 2012 ».

LPN : Et justement à propos de l’édition 2012, un thème a-t-il déjà été défini ?

P.O. : Oui, on s’orientera vers la Méditerranée avec le thème : « Mettez du soleil dans votre assiette ».

Propos recueillis par Julie Baquet
Le Petit Niçois
Janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Economie
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:44

http://static.panoramio.com/photos/original/2483458.jpgC’est un bilan 2009 plutôt mitigé que dévoilent les aéroports Nice Côte d’Azur avec une baisse du trafic passager.
Toutefois, 2009 a eu son lot de développements favorables : de nouvelles destinations ouvertes, la mise en place du pôle technique et une politique en faveur du développement durable.






C’est sur un chiffre peu flatteur de – 5,3 %de trafic passager que les aéroports de Nice Côte d’Azur ont clôturé l’année 2009. Au total, c’est 9 850 000 passagers qui ont transité par l’aéroport. L’international, qui représente 60 % du trafic a connu une baisse moins importante (- 4,6 %) que le national (- 6,3 %). Mais tout n’est pas noir. Bien heureusement… Ce recul quantitatif n’a pas affecté la qualité de la desserte en 2009. En effet, le nombre de compagnies et des destinations offerts au départ de Nice sont restés sur la même base que 2008. À savoir : 55 compagnies et 100 destinations. Mieux, de nouvelles destinations ont été ouvertes. Notamment sur Naples avec Flyonair, sur Bucarest avec Blue Air et des vols quotidiens Nice-Dubaï, depuis début janvier (voir cidessous). Malgré tout, Sky Europe a déposé le bilan. Pour stimuler la reprise du trafic, les aéroports de la Côte d’Azur ont donc décidé le gel tarifaire des redevances aéronautiques en 2010 et amélioré leur politique incitative (réduction des redevances aéronautiques pour les nouvelles destinations, bonus pour le développement du trafic…). Une décision qui devrait maintenir le nombre de destinations offertes en 2010.

Points positifs

Outre un bilan mitigé, les aéroports Nice Côte d’Azur peuvent se targuer d’avoir amélioré leur qualité de service. Avec le renouvellement du parc chariot bagage, de nouveaux sièges au terminal 1 et la mise à disposition du wifi gratuit. Autre fait marquant, la mise en service du pôle technique. Il s’agit d’un bâtiment de 5 800 m2 accueillant les 170 salariés chargés de gérer, en temps réel, l’ensemble des infrastructures et des installations techniques de l’aéroport. Construit aux normes HQE, ce bâtiment n’est pourtant pas précurseur de l’essor de la politique de développement durable. La DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) a procédé au retour à la procédure de décollage de 2007 avec virage à 400 pieds pour limiter les nuisances sonores subies par les riverains des quartiers Ouest. Et le 22 juin, a été lancée la fondation des aéroports de la Côte d’Azur pour financer des projets en lien avec le développement durable qui sont soutenus par des associations de riverains ou des personnels. Espérons que ces avancées environnementales déteignent sur les chiffres du trafic passager en 2010. Mais la crise n’est pas encore finie.

Julie Baquet
Le Petit Niçois
21 janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Economie
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:39

legumes-48be4.jpgLa réponse est limpide pour les agriculteurs interviewés : oui ! Les raisons, elles, sont multiples : une forte demande et peu d’agriculteurs bios dans les Alpes-Maritimes, une agriculture en effet plus onéreuse à développer, mais des produits vendus plus cher. Au final, le professionnel s’y retrouve et profite d’une tendance à la hausse.

Tout d’abord des chiffres. L’agriculture biologique dans les Alpes- Maritimes est représentée par 102 exploitations à la fin de l’année 2009. Ce qui représente 5,8 % des productions agricoles du département. Un mode d’agriculture choisi par les professionnels puisqu’en 2007, on comptait 73 exploitations en bio ou en cours de conversion. Un chiffre déjà supérieur à la moyenne nationale de 2 %, mais loin derrière la moyenne régionale qui était alors de 6,3 %.

De plus en plus de consommateurs

Le bio devient de plus en plus présente dans les Alpes-Maritimes, ce qui est cohérent au regard de la consommation des Français pour le bio en constante augmentation. En France, ce marché alimentaire progresse de 10 % par an, contre 3,6 % pour le conventionnel. Or, les surfaces en mode de production biologique (certifiées et en conversion) ont progressé de 0,8 % par an de 2006 à 2007. En conséquence, une partie importante des produits biologiques consommés en France est importée. Ce décrochage de la production par rapport à la consommation est particulièrement accru dans les A.-M. qui représentent un bassin de consommation de produits bios important. Mais alors, s’il est effectivement rentable pour un agriculteur de produire du bio, et que la demande est en hausse, même si le bio est en constante évolution, pourquoi ne constate-on pas un boom de cette agriculture dans le département ? La réponse, pour Joëlle Ruggeri, agricultrice, est toute simple : « Il n’y a plus de terrains agricoles, et s’il y en a, ils sont vendus à des prix exorbitants ». Et d’ajouter : « Quand je suis arrivée dans la région, il y a 20 ans, je voulais déjà faire du bio. Je me suis alors renseignée à la chambre agricole. Mais il n’y avait que très peu de renseignements… À l’époque, le bio n’était pas à la mode, peu de personnes s’y intéressaient. Ne pas avoir poussé les agriculteurs vers cette agriculture a été une erreur car rattraper le retard est maintenant très difficile. »

La conversion

Si l’achat de terrains semble compromis, il reste aux agriculteurs déjà en place à se convertir. « Il existe trois types d’aides », explique Cécile Roques, animatrice et technicienne d’AgriBio 06, association qui propose, entre autres, l’accompagnement des conversions (voir encadré) : « Un plan de conversion avec une aide financière, dont le montant maximum pour 2009 était de 7 600 €, un crédit d’impôt, et le remboursement de la certification bio payée à 50 % par la région, 50 % par l’Europe ». Mais concrètement, sur le terrain, se convertir n’est pas si facile. Jean Federzoni, le patron de Naturdis, soutient « qu’une terre qui a subi une agriculture classique pendant des années, va mettre du temps à produire correctement sans les pesticides et les désherbants… Donc, au départ, l’agriculteur qui va se convertir va avoir du mal à s’en sortir. Personnellement j’en ai bavé, mais dès que c’est rentable, c’est de la tarte à la crème ».

Julie Baquet
Le Petit Niçois
21 janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Ecologie
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:28

discotheque_zoom.jpgUn décret paru le 27 décembre au Journal Officiel fixe à 7 heures du matin la fermeture des discothèques dans toute la France. Dans les Alpes-Maritimes, elle était fixée à 5 heures. Alors que le syndicat des cafetiers, restaurateurs et des métiers de la nuit du département salue cette harmonisation, les patrons de discothèques du 06 ont, quant à eux, un avis mitigé. Détails.



Les noceurs de toute la France pourront désormais danser jusqu’au petit matin. Exit les disparités hexagonales d’heure limite de fermeture des boîtes de nuit. Selon un décret paru le 27 décembre au Journal Officiel « l’heure limite de fermeture des débits de boissons ayant pour objet principal l’exploitation d’une piste de danse est fixée à 7 heures du matin (1) », ce décret est entré en application dès le 1er janvier.

La décision d’heure de fermeture était auparavant du ressort du préfet ce qui provoquait des régimes différents selon les départements. « 3 heures en Bretagne, 5 heures dans les Alpes-Maritimes, 8 heures dans le Nord… cette disparité n’était pas normale », soutient Hubert Boivin, le président départemental du syndicat des cafetiers, restaurateurs et des métiers de la nuit.

Ce dernier salue vivement cette avancée comme une « reconnaissance ». Il ajoute : « Les professionnels des métiers de la nuit en ont besoin ! Leurs chiffres d’affaires sont en baisse de 10 à 15 % ». Hubert Boivin espère ainsi que cette mesure renfloue les caisses, mais ce n’est pas tout… « Ce décret va créer de l’emploi, il faudra du personnel en plus ». L’optimisme du président départemental ne va pourtant pas de paire avec les professionnels de la Côte d’Azur plutôt perplexes.

Scepticisme des patrons de discothèques

Tout comme le Baôli à Cannes, La Siesta à Antibes, par exemple, ne compte pas changer son horaire de fermeture pour le moment. La raison est simple : « La clientèle principale, c’est le casino. La fermeture du casino et de la boîte de nuit sont les mêmes. Quant à la discothèque d’été, nous verrons le moment venu si fermer à 7 heures est judicieux », explique le responsable communication de la Siesta. Pour Maud Marmonnier, la directrice de la boîte de nuit Le Calypso à Nice, le scepticisme est également de mise. « Il faut voir, il faut tester. 7 heures, cela me parait tard. D’autant que la clientèle arrive entre 1 h 30 et 2 h 30 alors que nous ouvrons à 23 heures… Je me demande si en fermant à 7 heures, la clientèle ne va pas venir encore plus tard. Et puis, en fermant à 7 heures, cela posera un problème de personnel ».

Plus d’alcool à partir de 5 h 30

En revanche, les professionnels saluent l’instauration de la « période blanche ». En effet, le texte précise que la vente d’alcool sera interdite entre 5 h 30 et 7 heures.

Une nouvelle positive à l’heure où le gouvernement français a affiché son intention de réduire à 3 000 le nombre de victimes sur les routes d’ici 2012. « Après 5 h 30, les clients pourront ainsi rester dans l’établissement en buvant des sodas, voire en prenant un café et des croissants. Ils pourront ainsi réduire leurs taux d’alcoolémie et partir en toute sécurité. Ou, encore mieux, ils auront la possibilité de profiter des transports en commun », salue Hubert Boivin. Reste à savoir si les partons de boîte de nuit suivront le mouvement et si les clubbers auront la patience de décuver…

(1) Ce décret n’oblige en aucun cas les professionnels à fermer leurs établissements à 7 heures, ils en ont juste la possibilité.

Julie Baquet
Le Petit Niçois
7 janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Actualité
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:25

pieces-jaunes-5037e.jpgLa 21e édition de l’opération Pièces Jaunes, destinée à améliorer la vie des enfants hospitalisés, a été lancée le 8 janvier, à Nice, par Christian Estrosi, ministre et maire de la ville.

Et c’est parti pour un mois de mobilisation ! Retirez dès maintenant vos tirelires dans les bureaux de poste, maisons de la presse et commerces de proximité… Lancée sur le parvis de la mairie de Nice par Christian Estrosi et de nombreux élus, l’opération générosité débute sous le signe de la nouveauté. Avec un sacré coup de jeune !

Tirelire virtuelle

D’abord, la tirelire a changé de visage. Objectif : sensibiliser, surprendre et amuser les enfants et adolescents, principaux acteurs de la campagne grâce aux petits personnages « Pile et Face ». Inspirés de l’univers des jouets en papier, les enfants pourront monter eux-mêmes ces deux petites poupées. En prime, l’opération a décidé pour sa 21e édition de surfer sur le net. Facebook, Twitter : Pièces Jaunes sera présent cette année sur ces réseaux sociaux. Sur Twitter, les internautes peuvent suivre en direct le fil de la campagne et retrouver des informations sur la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et son actualité. Sur Facebook, ils pourront jouer avec Pile et Face en accédant à une application spécialement développée pour la campagne. Mais ce n’est pas tout… Il est désormais possible de faire un don en ligne sur www.piecesjaunes.fr.

Améliorer l’hospitalisation des enfants

Outre une image résolument rajeunie, l’opération Pièces Jaunes, présidée par Bernadette Chirac, a pour objectif d’améliorer la vie des enfants et des adolescents hospitalisés. « C’est un combat pour lutter contre tant de détresse et de souffrance », a exprimé le maire de Nice.

Les dons récoltés servent à financer des projets conçus et portés par les équipes médicales et soignantes. Ils sont mis en œuvre dans cinq grands domaines d’action : le rapprochement des familles, l’amélioration de l’accueil et du confort, le développement des activités, la lutte contre la douleur et la prise en charge des adolescents en souffrance.

Après une baisse de plusieurs millions d’euros entre 2007 et 2008, les dons se stabilisent autour de 4,1 millions pour l’année 2009. Les enfants ont donc résolument besoin de la générosité de chacun pour atteindre l’objectif de 480 projets pour 2010 ! Petites ou grandes pièces, chaque don compte et les tirelires ne demandent qu’à être remplies. Alors rendez-vous le 6 février place Masséna, dès 14 heures, où une pesée sera effectuée par la Banque de France en présence de la marraine de l’opération, la chanteuse Lorie. Les retardataires pourront donner leurs tirelires à la Poste jusqu’au 13 février.

Julie Baquet
Le Petit Niçois
14 janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Social - Santé
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:22

jet-ski-ba2ce.jpg« Un record pour une école », est le nom du projet initié par Ludovic Mure et Olivier Arnoult de l’association Act for Nature qui doit permettre à l’association Terre d’Union de réunir les fonds nécessaires à la construction d’une école dans le village d’Anjahakely, au Nord de Madagascar. Détails.


Dans ce village d’Anjahakely à Madagascar, la première école est à 18 km. Trop loin. Résultat, les enfants n’ont pas accès à l’éducation ». C’est face à ce constat qu’Olivier Arnoult, directeur d’Act for Nature, a pensé le projet de construire une école. Et c’est grâce à la rencontre avec Ludovic Mure, directeur commercial chez Davidson Communication et accessoirement fou de jet ski, que l’idée a germé. « Afin d’offrir de la visibilité à l’association, j’ai eu l’idée de faire un record (1) pour récolter des fonds », soutient le futur recordman. Car pour pouvoir atteindre l’objectif de la construction, 25 000 € sont nécessaires, le futur record permettra ainsi de promouvoir le projet.

Ludovic Mure se lancera dans une course de 6 miles nautiques à 90 km/h sur son jet-ski au large des côtes monégasques entre le port de Fontvieille et le Sporting d’été. Le record aura lieu entre le 19 et le 24 avril selon les conditions météo.

7 000 € dans la cagnotte

Lors de la conférence de presse présentant le projet, un chèque de 6 000 € et un autre de 1 000 € ont été remis. De quoi donner de l’espoir. L’objectif étant de pouvoir ouvrir l’école dès le mois de septembre. Aujourd’hui, une vingtaine de sponsors font partie de l’aventure, dont la fondation Sancta Devota, 2PM Monaco, Air France, MMA, Réalis… Les particuliers peuvent également participer en achetant une brique virtuelle sur le site terredunion.com.

Sur le terrain, dans le village d’Anjahakely, au nord de Madagascar, les besoins sont bien réels. Les enfants nécessitent d’infrastructures éducatives pouvant les accueillir. Outre le fait qu’il est primordial de leur apprendre à lire et à écrire, l’école pourra être utilisée comme refuge en cas de nouvelle alerte de cyclone, phénomène de plus en plus fréquent dans l’océan Indien. Trois salles de classes de 120 m2 de type anticyclonique ainsi que du mobilier et du matériel scolaire seront disponibles grâce à la générosité de chacun.

Julie Baquet
Le Petit Niçois
5 février 2010

Par Baquet - Publié dans : Social - Santé
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:18

don-sang-f2e5b.jpgSi les besoins en plasma, plaquettes et sang ne sont pas alarmants, la région PACA a toujours et encore besoin de donneurs pour enfin devenir indépendante. Elle est en effet tributaire des autres régions pour alimenter convenablement les hôpitaux.

« Nous dépendons des autres régions pour les globules rouges à hauteur de 10 à 15 % », soutient le Dr Brigitte Pesle, la responsable prélèvement de l’Établissement français du sang (EFS) des Alpes-Maritimes. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel, mais qui est devenue une habitude à enrayer… Pour que la région soit enfin indépendante, et que les stocks passent de 12 à 15 jours, il faut toujours davantage de donneurs. D’autant que « l’hiver n’est pas propice aux dons », ajoute la responsable EFS.

Effectivement, pour pouvoir donner, il faut être en parfaite santé. Lorsqu’un donneur se rend dans l’un des centres de don du sang, il doit, après avoir été enregistré dans les fichiers, répondre à un questionnaire de santé accompagné d’un médecin.

Sécurité transfusionnelle

C’est le rôle que tient Patricia Blanquet, responsable du site Nice TNL. Elle s’assurera, aussi bien pour le donneur que pour le receveur, que le sang donné est de bonne qualité. Par exemple, une personne qui a eu un accident vasculaire cérébral, qui a reçu une greffe dans sa vie, qui a séjourné au Royaume Uni de 1980 à 1996 (période de vache folle), qui s’est fait faire un tatouage, n’est pas désirable. Sans oublier celui qui a un piercing ou changé de partenaire sexuel depuis moins de 4 mois, ou encore, qui a tout simplement eu de la fièvre, qui s’est fait faire un détartrage depuis 2 semaines. La liste des contres indications est longue et stricte, mais elle est indispensable « pour la sécurité transfusionnelle », précise Patricia Blanquet.

Les différents types de dons

Vient ensuite le moment du prélèvement (1). On peut faire trois dons différents. Le premier, le plus courant, est le don de sang total. Il dure 8 à 12 minutes et les globules rouges se conservent 42 jours. Il sert aux accidentés, aux opérés, aux anémiques…

Le deuxième don est le don de plasma. Il est conservé durant un an et est congelé. Le prélèvement dure 45 minutes et permet d’aider les greffés, les brûlés, les hémophiles…

Enfin, il existe également le don de plaquettes « où il faut tout le temps des donneurs », martèle Patricia Blanquet. En effet, le besoin en plaquette est surtout lié à sa faible durée de conservation : 5 jours. Pour donner des plaquettes il faut compter 90 minutes. Elles permettent de venir en aide aux malades de la leucémie, aux personnes qui subissent des traitements lourds comme la chimiothérapie…

Indolore, le prélèvement peut néanmoins provoquer une petite faiblesse. C’est pourquoi, le temps de repos et de la collation est obligatoire. L’humour de Franck Gilbert, agent de collation à Nice TNL, ajoutera également de la bonne humeur à ce geste si utile.

(1) Le matériel utilisé (aiguille, tubes, poches) est stérile et à usage unique. Donner son sang ne présente donc absolument aucun risque. Après le prélèvement, chaque don est testé et analysé.

Les échantillons sanguins recueillis dans les tubes sont soumis à une série d’analyses et de tests de dépistage comme :

le groupe sanguin (ABO et Rhésus), la recherche d’anticorps irréguliers dirigés contre les globules rouges, le dépistage de maladies transmissibles par le sang (syphilis, hépatites virales B et C, VIH, HTLV).

Julie Baquet
Le Petit Niçois
14 janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Social - Santé
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:08

http://www.nbiou.com/wp-content/uploads/2009/12/OMS.jpgLa nouvelle est tombée la semaine dernière. Mais curieusement, cette fois-ci, les médias ne se sont pas emparés de l’affaire. Très peu d’échos donc sur un sujet qui leur avait donné auparavant la fièvre : la fameuse grippe A.

Pourtant, l’information a de quoi faire rire jaune, à la vue des 94 millions de doses de vaccins achetés par la France pour un montant de 869 millions d’euros, selon le ministère de la Santé. Rappelons qu’au final, seules quelques 5 millions de personnes ont été vaccinées dans l’hexagone.

Mais revenons à nos moutons (pour ne pas dire « cochons »)… L’info concerne l’OMS : les parlementaires du Conseil de l’Europe ont signé le 7 janvier une proposition de recommandation demandant une enquête sur l’influence qu’aurait eue l’industrie pharmaceutique sur les autorités sanitaires dans la gestion de cette épidémie. Selon Le Point, : « La socialiste britannique Christine McAfferty (présidente de la commission des Affaires sociales, sanitaires et familiales de l’Assemblée parlementaire du Conseil) a fait inscrire à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire - dans le cadre d’une procédure d’urgence - une demande de débat sur le thème « fausses pandémies : une menace pour la santé ». Cette demande sera soumise le 25 janvier au bureau de l’Assemblée ».

Influence des scientifiques pour promouvoir des vaccins ?

Cette démarche est un peu lente comparée aux autres pays s’élevant contre ce supposé scandale. En effet, elle fait suite au dépôt, effectué le 18 décembre 2009, par un groupe de 14 parlementaires du Conseil de l’Europe, mené par l’Allemand Wolfgang Wodarg (SPD), président du sous-comité à la santé.

Selon cette proposition de recommandation, les laboratoires pharmaceutiques « ont influencé les scientifiques et les autorités responsables des normes de santé publique » pour « promouvoir leurs médicaments brevetés et leurs vaccins contre la grippe ».

En Russie aussi le ton monte : un député à la Douma a demandé qu’une investigation fasse la lumière sur les liens financiers entre les experts de l’OMS en charge de la pandémie grippale et les firmes pharmaceutiques. Si la corruption était établie, la Russie envisagerait de se retirer de l’OMS. Et au chroniqueur Eric Zemmour d’élever également sa voix dans sa chronique du 6 janvier sur RTL, fustigeant « qui est l’OMS ? Qui décide pour l’OMS ? Qui conseille l’OMS ? ».

Il répond : « Des experts internationaux réunis en comité d’urgence […] et ces experts, qui sont-ils ? Des scientifiques reconnus dans le monde entier […] (qui) travaillent pour les grands laboratoires pharmaceutiques qui ont pour nom GSK, Sanofi, Aventis, cela même qui ont vendu les vaccins et les antiviraux à des états à qui ils avaient mis le pistolet médiatique sur la tempe ».

L’affaire est-elle du lard ou du cochon ? Elle méritait tout au moins que l’on s’y attarde.

Julie Baquet
Le Petit Niçois
Janvier 2010

Par Baquet - Publié dans : Social - Santé
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 22:08

« Un siècle d’héritage de Diaghilev » : enthousiaste lors de la conférence de presse du Monaco Dance Forum (MDF), Jean-Christophe Maillot rend hommage aux Ballets russes. Premier acte d’une triple célébration : du 9 décembre au 3 janvier, de nouveaux regards sur leur répertoire. Chaque artiste invité se confronte à une œuvre de la compagnie de Diaghilev et lui insuffle son énergie propre. « Le Sacre du Printemps sera le fil rouge de ce premier acte. Il sera interprété dans sept à huit versions différentes, de la plus classique à la plus contemporaine », explique le directeur artistique. À l’origine, Le Sacre du Printemps est un ballet composé par Stravinski et chorégraphié par Nijinski pour les Ballets russes de Diaghilev. Sa création en 1913, au théâtre des Champs-Elysées à Paris, provoque un scandale. La musique de Stravinsky place le rythme comme élément principal de l’œuvre. L’histoire est violente, spectacle d’un grand rite sacral païen, danse à la mort d’une jeune fille sacrifiée pour le dieu du printemps. Une thématique depuis reprise dans différentes versions.

 

Violence du propos

La compagnie Marie Chouinard racontera par exemple l’évolution de la chorégraphe canadienne au contact des œuvres de Nijinsky. Elle chorégraphie ici pour la première fois avec Stravinsky à partir d’une partition musicale. Le Sacre du Groupe Grenade et de Josette Baïz a pour principal argument la jeunesse des participantes, renforçant la violence du propos. George Momboye, lui, fait renaître Le Sacre dans la peau d’une danse ivoirienne. Xavier Leroy en offrira l’une des versions les plus étonnantes : captivé par les mouvements du chef d’orchestre Simon Rattle, il a entrepris d’étudier cette prestation comme une chorégraphie en soi. Avec la compagnie Ariadone, les chorégraphes Carlotta Ikeda et Ko Murobushi feront émerger une version du Sacre en trois temps forts : Chaos, départ de toute chose, Eros, phase du désir, et Cosmos, chemin vers l’équilibre. Shen Wei, chorégraphe des Jeux de Pékin, crée lui aussi une nouvelle lecture, avec ses recherches sur l’espace et la musicalité. Les Ballets de Monte-Carlo ne dérogent pas à la règle du Sacre : 50 danseurs de la compagnie l’interpréteront en prélude du Fils Prodigue de Balanchine et de Shéhérazade de Maillot. Les créations ne seront donc pas en reste. À suivre notamment performances et ballets, comme celui d’Alonzo King. Enfin, le fil rouge de la relecture d’une œuvre prendra tout son sens lors de ce premier acte lors d’une soirée où Nijinsky, Momboye, Chouinard, Kylian, Malandain et Maillot proposeront leurs Faunes. À ne pas rater !

 

 

Nos coups de cœur

 

Karole Armitage / Armitage Gone ! Dance

Rite of the Spring - Summer of Love

Depuis plus de 30 ans, Karole Armitage, l’enfant terrible de la post-moderne dance des années 80, repousse les frontières du langage classique dans une forme contemporaine mélangeant nouvelle danse, musique et art. Outre des ballets, la chorégraphe punk met en scène plusieurs opéras lyriques et a travaillé avec les icones pop Madonna (Vogue, 1991) et Michael Jackson (In the Closet, 1992). Avec sa compagnie, Armitage Done ! Dance, composée de neuf danseurs, elle se propose de créer un pont entre musique et danse, ainsi que l’avaient fait Nijinsky et Stravinsky dans le Sacre du Printemps. Le lien sera ici celui de la danse d’une Américaine avec la musique africaine. Le son pop sera joué sous la houlette de Lukas Ligeti, fils de Gyorgy Ligeti. Le résultat : un cocktail explosif de pop électronique, de fulgurance gestuelle, de danse débridée, rapide et énergique, le tout saupoudré d’une tendance hippie. Étonnant ! À découvrir salle Garnier, le 15 décembre à 19h.

 

Cherkaoui, De Frutos, Maliphant, Mc Gregor / Sadler’s Wells London

In the Spirit of Diaghilev

Le talent des quatre jeunes chorégraphes est mondialement reconnu. Par bonheur, ils s’allient le temps de deux soirées pour offrir un spectacle de choix lors de cet hommage à Diaghilev. Un véritable « melting art » de qualité ! L’étonnant Russel Maliphant s’inspirera des dessins et peintures de Nijinsky, dont la géométrie reflète les méandres de l’inconscient trouble. L’ancien disciple de José Limon, Wayne Mc Gregor, s’emparera quant à lui du mythe du ballet blanc, figure du romantisme revisitée par les Ballets Russes à travers Dyad 1009, pour l’imprégner de sa teinte charnelle. Le Vénézuélien Javier de Fructos unira pour sa part les livrets et décors de Cocteau aux notes de La Valse de Ravel. Enfin, l’habituel invité des Ballets de Monte-Carlo, Sidi Larbi Cherkaoui, se livrera à une étude minutieuse de la nature animale du mouvement à travers sa vision de L’après midi d’un Faune. Les 16 et 17 décembre à 20h30, Salles des Princes, Grimaldi Forum.

 

Ernest Pignon-Ernest

Extases

L’artiste niçois convie les spectateurs à admirer ses dessins fascinants. Depuis plus de 30 ans, il appose ses images sur les murs des villes. C’est maintenant à l’occasion du Monaco Dance Forum qu’il présente ses représentations du corps. Le lien avec la danse ? La danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo, Bernice Coppieters, a joué à la muse. Pignon-Ernest s’inspire ici de son corps et dévoilera des nus de l’extase féminine. Le lieu d’exposition est longtemps resté indéterminé. À l’origine prévue chapelle de la Visitation, son travail en voisinera d’autres, dans une exposition finalement organisée dans l’espace Ravel du Grimaldi Forum. Ernest Pignon-Ernest peut bousculer les âmes trop sensibles. Cette année, l’artiste s’est ainsi vu refusé une exposition au Centre culturel français et en juin 2009, trois catholiques ont recouvert les sexes d’anges d’une de ses œuvres exposée à Montauban. Mais cette fois, l’artiste reçoit le soutient de la Princesse Caroline. Une issue positive. Du 9 au 20 décembre. Entrée libre, Grimaldi Forum.



 

Goecke, Kylian, Maillot / Les Ballets de Monte-Carlo

Le Spectre de la Rose, Les noces, Silent Cries, Shéhérazade

Les 50 danseurs des Ballets de Monte-Carlo sont mis à contribution pour interpréter les chorégraphies de Goecke, Kylian et Maillot, dans un esprit festif dépoussiérant les œuvres originales. Le Spectre de la Rose sera revisité par le chorégraphe Marco Goecke, qui ébouriffera les repères de l’œuvre originale. Le rôle de la femme sera mis en avant dans le duo. Gestes et placements peaufinés, démonstratif et naturalisme mis de côté. Silent Cries et Notes de Kylian seront également au programme. Silent Cries est un cheminement personnel sur Le prélude à l’après-midi d’un faune, où sera mis en avant le rapport scénique de la danseuse à la vitre. Notes reprendra à la manière du chorégraphe les notes vertigineuses de violence du mariage forcé de Bronislava Nijinska. Enfin, pour une note contemporaine, Maillot présentera sa création Shéhérazade, baignée dans la musique de Rimsky-Kosakov. Du 31 décembre au 3 janvier, salle des  Princes, Grimaldi Forum.


Julie Baquet
L'Observateur de Monaco. Décembre 09

Par Baquet - Publié dans : Culture
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 22:02

Un one-woman show désopilant additionné d’un zeste de chansons, voici le cocktail idéal que vous propose l’une des têtes montantes de l’humour au féminin : Christelle Chollet. Cette petite blonde sur-vitaminée sera au TPG le 9 décembre pour son spectacle à succès : L’Empiafée.

 

Vous serez le 9 décembre prochain sur la scène du Théâtre Princesse Grace pour L’Empiafée. Est-ce votre premier passage à Monaco ?

Non, je suis venue il y a deux ans, au début de L’Empiafée pour un forum Rires et Chansons. Je reviens donc à mes débuts dans votre belle région …

 

L’Empiafée est un spectacle humoristique où vous jouez le rôle d’une « SOS chanteuse » qui remplace Édith Piaf, pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est l’histoire d’une fille dont le job est de remplacer des chanteuses qui ont des problèmes de voix. Sa spécialité, c’est plutôt Lorie ou Dave, alors quand on lui demande de remplacer Piaf, elle revisite les chansons à sa sauce… Mais L’Empiafée c’est aussi une histoire. La SOS chanteuse est obligée de rester. Elle va alors raconter sa vie avec son mec et sa PS3… Rémy Caccia, qui a écrit et mis en scène le spectacle le réactualise au fil du temps. Je pense que par exemple nous allons surement parler de la Grippe A !

 

Comment est né le concept de SOS Chanteuse ?

C’est une suite de hasards. On m’a un jour proposé de faire un concert. J’ai beaucoup chanté par le passé pour gagner ma vie. Et effectivement, lors de mes concerts, on me demandait souvent des chansons de Piaf. Je connaissais bien son répertoire et j’ai demandé à Rémy Caccia de me trouver des liens entre les chansons de la Môme. Le jour du concert, il pleuvait, je suis arrivée dans la salle avec mon ciré jaune et mon casque de moto sur la tête… Ca a fait boule de neige jusqu’au jour où nous sommes allés poser le dvd du spectacle sur la table d’un producteur. Il a décidé de produire le produire ainsi que la tournée. Depuis, on s’amuse beaucoup !

 

L’Empiafée est-elle arrivée par hasard ?

Et bien non, quand je faisais du théâtre, je n’ai eu que des rôles de bouffonne ! On ma donné un rôle de jeune première une fois et ce fut la dernière. Il faut dire que je suis aussi de nature à rire et à faire rigoler !

 

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un tour de chant consacré à Piaf, mais d’un spectacle d’humour dont Piaf est la trame...

Les chansons de Piaf sont un prétexte pour faire rigoler. Je les utilise pour en faire des sketches. Les chansons d’Edith Piaf sont des chefs d’œuvres, elles racontent des histoires actuelles et intemporelles. Dans L’Empiafée la forme de ses chansons changent, mais pas le texte.

 

Justement, vous revisitez une Piaf version rap, blues, rock, rn’b, etc. Il fallait oser ! N’avez-vous pas eu peur de choquer les puristes ?

Et bien ça ne choque personne. Je n’aurai pas aimé me moquer des chansons de Piaf. Le fond reste essentiel, nous n’avons pas perverti les chansons en en faisant des parodies. A la fin du spectacle par exemple, La Foule est chanté version rap car cette chanson est très violente dans le fond. Les réadaptations coulaient de source.

 

Après 17 mois au Palais des Glaces, 4 dates au Casino de Paris et une tournée en Province, votre spectacle humoristique L’Empiafée est un véritable succès… Vous n’êtes pas lassée ?

Non, voir les gens rigoler à chaque fois, on ne peut pas s’en lasser ! Je ne me lasse pas d’aller sur scène. J’ai accouché il y a trois semaines et je trépigne d’impatience d’y retourner dans quelques jours ! Je kiffe grave ! Je pourrai jouer ce spectacle encore de nombreuses fois. Chaque représentation est un challenge, j’aime cet esprit de conquête.

 

Vous êtes une véritable pile électrique sur scène, dans la vie est-ce la même donne ?

Oh oui ! Demandez à mon mari ! (rires) Mais je ne suis pas stressée, j’ai juste de l’énergie à revendre, la scène me calme un petit peu !

 

Vous avez de réels talents de chanteuse, était-ce une voix que vous auriez souhaitez suivre ?

J’aime beaucoup trop faire rire pour m’imaginer chanteuse dans un studio, droite comme un i, mais pourquoi pas… Je vais prochainement écrire une chanson pour le spectacle Scoubidou que monte Rémy Caccia. Je vais peut-être y prendre goût qui sait…

 

Quels sont vos projets après l’Empiafée ?

Le DVD sortira en mars 2010, pour les projets, j’ai pleins de surprises à réserver ! Tout d’abord, j’aimerai porter à l’écran L’Empiafée, ensuite un nouveau spectacle dans le prolongement de L’Empiafée est prévu mais ce n’est pas pour tout de suite ! Pour le reste, surprise !

 

Propos recueillis par Julie Baquet
L'Observateur de Monaco
Décembre 2009

Par Baquet - Publié dans : Interview
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